05 janvier 2011
Interview du Nouvel An
Nom:
Prénom:
Surnom:
Classe:
Occupation préférée:
Pays où tu voudrais vivre:
Prénoms préférés:
Couleur préférée:
Animal préféré:
Dessert préféré:
Légume préféré:
Livre de l'année:
Film de l'année:
Odeur préférée:
Héros préféré dans la fiction:
Héros préféré dans la vraie vie:
Ce que tu détestes par dessus tout:
Le métier que tu veux faire plus tard:
Le principal trait de ton caractère:
Quel talent aimerais-tu avoir ?
Quels talents as-tu ???
Ton principal défaut:
Amis:
Es-tu amoureux?
C'est quoi pour toi le bonheur?
Quel serait ton plus grand malheur?
Ton mot préféré ?
Le mot que tu n'aimes pas?
Ta devise:
24 novembre 2010
Jeu de piste Cluedo
Avant: Je suis Madame Leblanc, la gouvernante du Manoir des Lenoir. Je suis obsédée par la propreté et poursuis les invités avec maniaquerie. Je suis aussi celle qui soupçonne tout le monde.
Je prends chaque enfant à part et je donne un indice que lui seul connaitra.
Je lui dis que le coupable est l'un des invités (hé hé hé...)
Tout le rez de chaussée de la maison est plongé dans l'obscurité et éclairé à la bougie.
Lieu: le Salon
Jean Baptiste Lenoir (agent secret) et ses invités: Professeur Violet spécialiste en fantômes, Docteur Olive médecin réputé en chirurgie ophtalmique, Melle Pervenche, spécialiste des animaux, Melle Legris chimiste... et sa cousine Melle Lenoir (Héloïse, qui ne quitte pas ses lunettes de soleil même dans le noir...) qui flatte le serpent avec un air mielleux. Tout à coup elle s'aperçoit qu'elle a perdu sa broche et demande si quelqu'un l'a vue...
Le Docteur Lenoir (Angélique vêtue de noir, yeux très maquillés, avec un chapeau) accueille les amis de son fils à l'occasion de l'anniversaire de ce dernier. Il leur demande qui ils sont, ce qu'ils font dans la vie... Il les écoute à moitié, subjugué par Crictor dont il est baba.
Crictor, le chouchou dort dans son panier, comme un sale enfant gâté...
Le rat de JB Lenoir (Adélaïde) traine...
Des choses assez improbables à picorer sur un plateau... Il ne faut pas que ça ait l'air trop bon... Ils ne sont pas supposés manger à 14h30 donc toasts du radin + feuilles d'endive et anchoïade. Je propose de passer direct au gâteau d'anniversaire. Tout le monde est d'accord.
JB Lenoir souffle ses bougies... La lumière s'éteint! Grand cri!!!
La lumière revient! Crictor git au sol, une fiole à son côté...
Le Docteur Lenoir est scandalisé et crie à l'assassin!
Melle Pervenche examine l'animal et constate qu'il n'est que profondément endormi...
Le Docteur Lenoir annonce que la fête d'anniversaire est suspendue et qu'il exige avant de donner gâteau et bonbons que: 1. L'assassin soit retrouvé! 2. Crictor soit sorti de sa léthargie!
Madame Leblanc (moi) propose de chercher des indices...
Ils cherchent... Dans le cellier, mal caché un plateau avec des trucs bizarres qui ont servi à faire le mélange fatal... Madame Leblanc suggère de goûter...
Il y a du miel, de la tomates verte, du piment, de la pomme, de l'arbouse et un oeil... en bonbon...
Madame Leblanc trouve que c'est le genre de truc qui relève des compétences d'une chimiste ou d'un Docteur... Je souffle en demandant d'ailleurs si il n'y aurait pas deux assassins complices???
Madame Leblanc suggère de remonter la piste des ingrédients...
Lieu: l'arbousier du jardin. Message accroché dans ses branches: « Demandez au rat qui est le meilleur ami de Crictor??? »
*Le Rat(Adélaïde) répond: « Allie, l'alligator! »
Et où es-il?« Caché dans le jardin! »
Lieu: le jardin. Les enfants cherchent l'Alligator.
L'Alligator a une clef scotchée dans la gueule. Madame Pervenche la récupère (Je souffle: celui qui la reprend a tout aussi bien pu la mettre... et je regarde Madame Pervenche de travers en fronçant les sourcils...). Il y a aussi un message accroché autour de sa queue: « Je vous aide parce que Crictor était mon meilleur pote! »avec plein de larmes de crocodile dessinées... Je crie: « Mais, il pleure C'est terrible! »
et alors cette clef??? Ils cherchent...
Lieu: la boite aux lettres. Une lettre adressée au Dr Lenoir.
« Cher Dr Lenoir, vous ne m'aimez pas! J'ai décidé de me débarrasser de votre sale bestiole. Vous ne me trouverez jamais car je serai caché dans mon repaire secret: suit l'endroit codé » JB Lenoir, agent secret a la clef du code et déchiffre l'énigme: la cabane près des oliviers. Je souffle: « Qui sait déchiffrer un code sait encoder un texte »
Lieu: la vieille cabane sur la colline après le champ d'oliviers. Un gros livre ancien avec dedans la recette de l'antidote: « 6 kiwis + 12 cuillères de sucre + 1 tasse d'eau bouillie + un oeil. Faire pétiller! 2 NaHCO3» Melle Legris chimiste sait que cette formule correspond au bicarbonate de soude!
Le Professeur Violet a des visions!!! Elle crie: "L'Esprit de Crictor me paaaarle! et me dit d'aller à l'ancien champ de citrouilles et de creuser sous la broche!"
Lieu: l'ancien champ de citrouilles. Il y a une pelle au milieu du champ. Ils cherchent la broche sur la terre fraichement remuée... Ils creusent dessous et tombent sur le Testament du Docteur Lenoir arraché en plein de morceaux (par rage?). Ils le reconstituent. Le texte dit que JB Lenoir et sa cousine Melle Lenoir sont entièrement déshérités au profit de Crictor. Je souffle en regardant JB avec soupçons...
Ils comprennent que Héloïse Lenoir est la coupable. Nous rentrons... Mademoiselle Lenoir (introuvable jusque là...) arrive en demandant si quelqu'un n'a pas vu sa broche??? Ils se jettent sur elle...
Lieu: la cuisine. Je suggère de faire la recette de l'antidote. On rassemble les ingrédients. Manque l'oeil vert... Justement le Docteur Olive a des yeux qu'il a pris à des patients qu'il a opéré... dans sa poche... On popote et tout le monde participe. Couper et mixer les kiwis, faire le sirop... Il faut prendre un petit entonnoir pour verser la purée de kiwis dans la bouteille puis ajouter le sirop. Melle Legris ajoute une cuillère à café de bicarbonate de soude. ça fait des bulles... Je secoue bien le mélange et je sens la pression sous le bouchon (de champagne...). Je sors en courant dehors pour que ça éclabousse l'herbe!!! Nous collons l'entonnoir dans la bouche de Crictor et je verse un peu du mélange... Il se réveille!
Le Docteur Lenoir est ravi et annonce que le goûter est servi!
02 septembre 2009
Les gros cailloux de la vie
Un jour, un vieux professeur de l'École nationale d'administration
publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur La
planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de
dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours
constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le
vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière ".
Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que
l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un,
lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof
sortit un immense pot Mason d'un gallon (pot de verre de plus de 4
litres) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit
environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de
tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.
Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y
ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves
et leur demanda :
"Est-ce que ce pot est plein?".
Tous répondirent : "Oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient
rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros
cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier
s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.
Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda
: "Est-ce que ce pot est plein?". Cette fois, ses brillants élèves
commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondît: "Probablement pas!".
"Bien!" répondit le vieux prof.
Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une
chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le
sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda : "Est-ce que ce pot est plein?".
Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves
répondirent :
"Non!".
"Bien!" répondît le vieux prof.
Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet
d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'a ras bord. Le
vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle
grande vérité nous démontre cette expérience? "
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours,
répondît : "Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda
est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter
plus de rendez-vous, plus de choses à faire ".
"Non" répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que
nous démontre cette expérience est la suivante: si on ne met pas les
gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire
entrer tous ensuite". Il y eut un profond silence, chacun prenant
conscience de l'évidence de ces propos.
Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux dans
votre vie?"
"Votre santé?"
"Votre famille?"
"Vos ami(e)s?"
"Réaliser vos rêves?"
"Faire ce que vous aimez?"
"Apprendre?"
"Défendre une cause?"
"Se relaxer?"
"Prendre le temps...?"
"Ou... toute autre chose?"
"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX
en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir...sa vie. Si
on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira
sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux
à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?"
Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)"
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire
et lentement quitta la salle.
01 avril 2009
A propos des fraises d'Espagne...
Très instructif !
>
>
> D'ici à la mi‐juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes
de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges,
encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant
à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
>
> Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout,
seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un
produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les
marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en
camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16000 par an à faire
un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement.
Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie,
sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir,
l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs
d'Europe.
> Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la
marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée
l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française
(dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions
écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que
confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
>
> Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne
centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national.
Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres
sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les
yeux en dépit des protestations des écologistes.
>
> Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une
plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour
donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en
plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur
production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
> stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la
chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de
Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier
délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un
poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
>
> Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses
emploient une maind'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers
sous‐payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le
soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers
au coeur de l'hiver.
>
> ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies
pulmonaires et d'affections de la peau.
> Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui
transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont
alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon
illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région
d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des
derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une
trentaine dans
> la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de
disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire
place aux fraisiers.
>
> La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de
plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit
brûlées sur place.
> ... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de
s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire
soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré...
>
> La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant
vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en
> avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et
bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du
> public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la
production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels
espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine,
d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes
françaises...
>
>
